vous n'avez pu y échapper, la polémique provoquée par le dernier spot publicitaire de nos amis les euro-sceptiques. allons donc! polémique est un bien gentil mot pour décrire ce catalogue affligeant de platitudes démagos... je ne me réjouirais pas d'avoir claqué un million de Livre Sterling si j'étais membre du parti Conservateur (section anti-euro, rappelons que la question divise dangereusement les Tories).
il faut dire que les anglais font une fixation sur cette période et semblent ne pouvoir quitter cette ornière spacio-temporelle. Jeunes ou vieux réagiront au quart de tour à grands coups d'éclats de rire sur le thème de la seconde guerre mondiale: Ha ha! la France, "allo, allo!"; en qualification de la coupe du monde, Angleterre-Allemagne 5-1 , le pays en extase entonne "two world wars and one world cup", repris encore aujourd'hui par les agences de pub les plus à la mode.
bref. donc d'une certaine façon, on pouvait s'attendre à l'apparition d'Hitler dans un spot anti-euro.
"ein Volk, ein Reich, ein Euro" est cependant confondant de stupidité. en appeler à Hitler pour fustiger l'Union Européenne qui est historiquement l'incarnation même de la volonté de lutter ensemble contre le fascisme et les nationalismes, fait preuve du manque de jugement le plus élémentaire. comment oublier que les héritiers de l'idéologie d'extrême-droite comme Haider ou LePen sont les anti-Euro les plus virulents? "a joke"? ça fait rire qui exactement?
en attendant, je m'attriste de la présence de Bob Geldof dans cette campagne, lui qui avait su incarner à mes jeunes yeux toute la grandeur de l'engagement des artistes avec Live Aid. comment le pauvre bob a-t-il pu se laisser entraîner dans une si triste campagne? sa déclaration candide "personne ne m'a encore donné un argument valable qui montre que la Grande-Bretagne doive joindre l'euro", me fait lui en vouloir. qu'il ait su puiser des trésors d'ingénuiosité en mettant sur pied Live Aid en moins de 10 mois, être assez intelligent pour agir là où personne n'avait osé aller, comment se fait-il qu'il n'ait pas aujourd'hui la force de se renseigner, d'étudier la question Euro à fond avant de se lancer dans la propagande? des arguments, il y en a à la pelle. qu'il revienne avec la même réponse après avoir fait ses devoirs, et l'on rediscutera. en attendant, qu'il traîne sa paresse intellectuelle dans sa maison de campagne plutôt que sur les plateaux télé.
désolée de ce silence radio, j'étais trop occupée à courir sur le nouveau tapis de Montparnasse et à hûmer le bon air de Paris avec les gens que j'aime. quelques jours bénis. ce soir, je vous poste quelque chose, promis.
en attendant, faites-moi plaisir et rejoignez la flottille virtuelle de Greenpeace contre le transport maritime de 255kg de plutonium, 7 tonnes de munitions et 2200 tonnes de fioul, du japon vers Grande-bretagne.
vous me direz: "oh, qu'est-ce au fond qu'un quart de tonne de plutonium sur un bateau voyageant sur 120,000 kilomètres?" . juste de quoi faire 50 bombes nucléaires à la portée de n'importe quel terroriste de base.
la dernière fois qu'un tel transport a eu lieu il y a 20 ans entre la France et le Japon, avec des quantités de plutonium moins importantes, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis avaient prêté main-forte aux deux pays et apporté leur soutien militaire, ainsi que déployé leurs troupes sur le canal de Panama le temps du transit.
cette fois le transport se fait sur un navire commercial armé de quelques canons 30mm.
pour en savoir plus, visitez l'excellent Nuclear Free Seas Flotilla 2002, fondé par des plaisanciers soucieux de leur sécurité, mais aussi de celle des autres.
vous n'y échapperez pas!
les blogs français débarquent à la gare du Nord, Montparnasse, aéroport Charles de Gaulle, venus des 4 coins de l'hexagone et du monde ils inondent vos écrans, redonnent des couleurs à vos papiers peints jaunis, déversent leur détritus dans votre salon et dansent avec vos enfants sur votre lit!
les voici donc, dans le Metro de ce matin, en long et en large, grâce à l'ami Chryde.
vous verrez, nous sommes gentils, on se laisse même caresser à rebrousse-poils.
j'espère donc que cet article PHARE va encourager le phénomène (on n'est pas anti-globalisation de base ici!), et attend avec impatience une carte du métro de Paris comme celle ci, ou celle là
you know how you sometimes feel a bit uncomfortable talking about your day job, because a) your boss is your most faithful reader b) you would hate to lift the veil on your anonymity & display your deformed body wrapped in Argos yellow overalls. Self-deprecation is a popular exercise amongst UK bloggers on the subject of the day job, however "nu meedja/corporate whoring" seems to set the standard of socially acceptable occupations.
in the blogger society, i am therefore terribly mild and middle-class.
the arrogance of the new media breed isn't really what it seems though : surely some of us will still say at 50 that they are "corporate whores", blissfully oblivious to the fact that their tight T-shirt unforgivably stretches on their fat cunts' bodies. but most of us run around the blog and call ourselves "whores" because we are too aware of the precarity of our situation: whether we turn into pop stars or fall flat in the gutter, at least the change under the "occupation" section of our blog won't need too much changing. the young are never too precautious when preparing for the future.
so now it is my turn to step out into the limelight: with the claim of starting some clever viral marketing campaign, i am now pointing you in the direction of the site i work for: you too can now experience the glam of the music industry/new media world that is my daily lot.
Claire Sweeney, aka the steamy Lindsey Corkhill from Brookside, is taking the music industry by storm by releasing her new tracks on the *internet*, on MY site, (like). the Discerning won't fail to hail this album as the best thing Claire has ever done. Brian May himself, after entertaining the whole country during the Jubilee gig with an irreverent "god save the queen", realised it was too good an opportunity in his career to miss. "too much love will kill you" features his ineffable riffs, backed by the powerful vocals of our Claire. she definitely deserve all our love, as much love as possible in fact.
since our Graham (not "our graham" from Blind Date, i meant the garden dwarf with red hot trousers, Graham Norton) last gave us an update on Claire, we learnt with relief that she was managing her post-Brookie career with an iron determination, finally enjoying the success she deserved: "with a history of caravanning and a taste for adventure", "Claire [is proving] to be an excellent ambassador for [the caravan and outdoor leisure show]".
what Graham missed out on is that Claire doesn't just sit in caravans or climb on stage with the latest pop sensation, she is a workaholic and no task is too big for her: i bet for example you were oblivious to the fact that she manages the football club Celta Vigo?!? no, that is no small job.
but there are more revelations to come. have you ever noticed how claire shakes hands? well, there is a simple explanation to this. "Nasty Nigel" (for those who have forgotten, Nigel is the one who thanks you for watching Popstars, Survivors and Pop Idol) is behind all this. no, he didn't embark on another great pop journey, he is kneeling before our Claire, like thousands of men around the country, kneeling before the great priestess of builders and silly walks: yes, like Nigel, our Claire wears her trousers round her ankles every night and leaps around like a birthday cake on fire.
yes. the conspiracy has only just begun...
post dedicated to vb, at least you won't die from too much love from your corporation.
anybody up for a thrill? why, just work in central london, of course!
not that anything ever thrilling ever happened to me here, fraser told me he once saw Robbie walk past him while he was on a break for a fag, and where was i, er??
and now once again, i get an email defending me to leave the building, i thought "god this company is starting to have some real radical HR policy", and then i am told a GUNMAN IS LURKING ROUND THE CORNER?!?? again! i missed all the fun!! 'can't even turn my frustration to the web (as usual), the webcam of Haymarket is somehow "not available for operational reasons".
at least fraser casually puffed by a hord of Mi5 snipers...
i am going to take up smoking too.
je ne dors plus, je ne mange plus. demain, je passe mon permis de conduire pour la 3e fois.
oui, je sais, à gauche en plus. et puis il faut que je vous confie un secret, là, ici, maintenant: je suis nulle. j'avais passé 3 tests déjà en France entre 18 et 21 ans, après quoi, j'ai abandonné.
docteur, la seule raison que je me trouve, c'est une déficience génétique. il me manque le neurone vroum-vroum. je commence à croire à ma théorie, au souvenir d'un de mes amis qui a raté 4 fois son permis, et qui m'a assuré que les "créatifs" était nuls en conduite (il est lui-même un petit génie du design). c'est donc décidé, je suis une artiste maudite, dans la plus pure tradition romantique, avec un ciel orageux et le vent dans mes cheveux.
mais quelle est donc l'explication physique? illumination! j'ai trouvé: tout est la faute de l'hémisphère gauche, l'hémisphère des mots, des arts et de la musique (j'ai omis les maths, parce que ça détruit ma théorie personnelle, mais pour rétablir une logique je dirait que mes difficultés en maths à l'école variaient beaucoup de prof en prof, + je dois avoir quelque chose de "matheux" en moi pour tant apprécier la companie de geeks!).
vous comprendrez maintenant l'intérêt d'exercer son hémisphère droit lorsqu'on est supposé avoir des yeux derrière la tête et tout voir, anticiper que cet abruti devant vous va tourner à droite d'un coup sans mettre son clignotant, que la moto va vous dépasser par la gauche (donc, du mauvais côté en angleterre, suivez au fond de la classe!), et que ce gamin va choisir son moment pour lancer son ballon juste devant vous.
compatissez avec mon état, moi qui au volant tombe en extase devant la couleur rutilante d'une moto, donne toute mon attention à l'élégance de la courbe jaune sur la route, et me jette corps et âme dans l'observation des variations de vert du feu.
je m'en vais donc faire des grimaces devant le miroir pour exercer mon hémisphère droit.
à mes amis de l'hémisphère gauche: priez pour moi, fabriquez de vos mains habiles des poupées vodou à l'éfigie de mon examinateur, écrivez-moi un poême épique sur des gladiateurs conduisant des chars, chantez-moi "long promised road" des Beach Boys en harmonie...
hémisphères droits... à bientôt sur les routes!
no comments. england didn't deserve to win playing like they did in the 2nd half. terry butcher, ex-england captain, commenting before the match Scholes can unlock Brazil??? HAHA!!
puisque la guerre semble être d'actualité (uhm.. mais est-ce vraiment une actualité? une actualité n'est-elle pas supposer comporter un certain élément de nouveauté?), je me suis dit que je pourrais vous poster cette bataille virtuelle, illustrant à merveille l'absurdité de l'exercice. seul un militaire pourrait s'imaginer qu'on puisse user de stratégie à ce jeu...
à noter qu'au moins ici on limite les frais à 5k, qui dit mieux?
si vous avez été sous terre les dernières semaines, il est encore temps de sauver l'honneur et rapidement créer votre minimoi version south park. (via dave)
you might have noticed that Elvis is back in the news . 25 years after his death, he is topping the UK charts for the 18th time, with "a little less conversation", which features in the Nike World Cup ad, thus having more number ones than the Beatles, who held the previous record with 17.
as i suspect you must have some spare time if you are reading this, why not turn this into a real creative experience? pick up your pencils and enjoy the downloadable Elvis colouring books. you can also " surf through 3 gnarly runs" or singalong with the King.
at last some real fun for the kids!
je hais les dimanches. peut-être est-ce le souvenir de la morosité des rues de banlieue aux commerces fermés, la hantise du lundi qui se profile déjà.... pourtant ce dimanche-là, les choses se sont passées autrement.
après avoir mis de l'ordre dans mes cartons de déménagement et fourré le reste sous mon lit, je me suis tournée vers la fenêtre qui donne sur le jardin. "aujourd'hui, c'est dimanche, et ce soir.... ah! ce soir.... oui, décidément, c'est un beau dimanche...". j'ai oublié depuis si le temps était effectivement au beau. le fait est que je me souviens de soleil et de beaux nuages cotonneux qui n'ont probablement jamais été là, parce que j'étais dans une douce expectative: "ce soir, je vais voir brian wilson".
qu'à la mention de ce nom vous ne vous trouviez pas soudain inondé de soleil est une grande chance. la chair est peut-être triste, mais vous n'avez pas lu tous les livres. ou plutôt, pas écouté tous les disques. brian wilson était l'âme des beach boys, le compositeur génial de 23 ans de "pet sounds", l'album qui a poussé les beatles à rivaliser de créativité avec St Pepper; brian est celui qui s'est perdu en écrivant "smile" , sa "symphonie adolescente à Dieu", un chef-d'oeuvre inachevé, dont les fans conservent religieusement les innombrables versions pirates.
je ne me suis jamais pardonnée d'avoir raté sa venue à londres en janvier dernier. god save the queen, grâce à son jubilé, brian revient avec deux concerts exceptionnels au royal festival hall. qu'importe le prix de la place, être aux premières loges de l'histoire du rock n'a pas de prix.
et la lumière fut
les lumières s'éteignent et les musiciens entrent sur scène. "brian" (il est comme de la famille pour la plupart des spectateurs de la salle comble) s'assied devant son clavier, jette un oeil aux prompteurs qui l'aident à mémoriser les paroles, un silence, puis le souffle que je retiens sort de sa poitrine avec une divine limpidité. de grosses larmes roulent sur mes joues devant le bouleversant spectacle de cet homme devenu l'ombre de lui-même, et qui cependant sur scène incarne la grâce même. le compositeur génial et l'homme apeuré se retrouvent en harmonie parfaite sur des joyaux musicaux comme "heroes and villains" ou "surf's up".
brian, le survivant, se mesure à l'infini en levant les bras au ciel quand il dédie "forever" à son frère défunt dennis. il a malgré lui et au prix le plus fort, conservé une innocence qui désarme d'entrée tout cynisme. qu'il chante "let's be friends" (de l'album "friends" 1968), ou "a lotta people out there hurtin' and it really scares me" pendant "love&mercy" (issu de son premier album solo en 1988), sa voix recrée avec la plus grande pureté les peurs et les émotions universelles.
au début de la seconde partie, où il suit fidèlement l'ordre d'apparition des titres de pet sounds, sa voix se brouille et s'essouffle devant leur majesté devenue écrasante. puis il annonce "god only knows", la chanson dont paul mccartney a dit qu'elle était sa favorite. et là, le miracle se produit une fois de plus: brian la chante comme s'il venait juste d'achever sa composition au piano. dieu seul sait en effet comment cet homme épuisé par la vie retrouve soudain l'énergie d'une telle justesse. comme mccartney a raison! brian wilson partage avec lui le génie des mélodies pérennes, qu'il a su capturer comme à la chasse aux papillons, avec un charme enfantin et une grâce venue d'ailleurs.
"i wasn't made for these times" me rappelle au souvenir d'une journée passée à fumer des cigarettes japonaises, en regardant la tête à l'envers les nuages passer le long de l'encoignure de la fenêtre. "sometimes i feel very sad, sometimes i feel very sad..."
mais brian en a maintenant assez des larmes et ordonne à son public de se lever: place au rock'n'roll.
le royal festival hall est soudain transformé en barbecue géant, les gens sont debouts, se dandinent et tapent des mains, je chante à tue-tête "good good good vibe vibe". puis s'enchaînent "california girls", "help me rhonda", ça vire à l'ambiance mariage, des chenilles et farandoles se forment, l'image des martin circus et de vacances en normandie plane le temps de "barbara ann", les fashion victims ne se soucient plus guère de rien et sympathisent avec les touristes américains à casquette étoilée, les grands-mères swinguent, une chanson, une autre, brian part, revient, puis les lumières se rallument.
j'ai l'impression de sortir d'un rêve. par une porte de secours, je vois un spectateur disparaître, juste le temps de lire sur son t-shirt, en grosses lettres blanches: BRIAN IS GOD.
Etant d'humeur musicale ce matin, après avoir fini mon compte-rendu du concert de l'année (encore à poster...) , je me suis dit que cela pourrait vous intéresser au cas où vous ne l'auriez pas encore vu: mon premier 45T, mon premier concert, ma première dédicace, mes chorégraphies infernales dans le salon alors que je n'étais pas plus grande que trois dents de lait...tout ça revenu d'un coup, dans l'espace de ces quelques bytes... merci à yomgaille via fraser.
bon. moi qui ai sacrifié mon sacresaint sommeil du petit matin, je me suis soudain demandée ce que je faisais à 8 heures du mat' en nuisette et les cheveux mouillés debout devant la télé...
allons, nous ne pouvons pas être champions d'Europe et du monde pour toujours... "oui, mais au moins on aurait pu perdre élégamment comme le Brésil en finale" me dit me frère qui m'appelle de Paris, tout abattu...
et que tout à coup on se dit "ah merde, voilà, tout arrive toujours en même temps, on perd au foot, personne ne vote et les législatives sont décourageantes, il fait un temps de merde cet été, j'ai filé mes bas, je suis en retard, je suis fatiguée, je ne sais plus ou j'en suis avec tout ça, ah le foot je m'en fous. mais putain, quand même on aurait pu marquer pour sauver l'honneur, un pauvre petit but, MERDE!"
bon. pour une fois mes petits anglais m'ont épargné leur refrain vieux de plusieurs millénaires "the French are arrogant, blah blah...".
je leur en suis gré, peut-être se sont-ils aperçus que je prenais ça vraiment sérieusement... ah! leurs efforts de réconfort me font me sentir triste comme une petite gamine...