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news de ça, de là


Tuesday, December 31, 2002  

HAPPY NEW YEAR!

d'accord, d'accord, j'avoue!
je vous ai lâchement abandonné pour me goinfrer de truffes aux chocolat! mais je suis de retour, juste de quoi vous souhaiter une excellente année 2003, déjà, allons, ne pleurons pas sur le temps qui passe!
faites quelque chose de fou une fois par mois, faut bien s'occuper, si j'ai une année vierge devant moi, 365 jours entiers avec tout à écrire, ce serait stupide de s'apercevoir à la fin de l'année que je n'ai noirci mes pages que de chiffres à virgule et de vieux comptes.

en attendant, 2002 clôt ma première année calendaire de blog, s'il y a quelque chose dont je suis fière cette année, c'est bien ça!
en 2003, mon blog sera plus vite, plus haut, plus fort, ou quelque chose comme ça.

à bon bloggeur et aux autres, salut et bonne année!

posted by lsdb | 8:10 AM


Friday, December 13, 2002  

WHO LIKES OASIS?

le groupe le plus surestimé de la planète en fait de plus belle. après que liam ait perdu ses incisives lors d'un esclandre à munich, voilà qu'oasis récidive dans la stupidité. lors de leur concert à brighton mercredi, liam s'est énervé sur la sono, les ingénieurs du son et son micro 'fookin thing', avant de quitter la scène en furie. les fans innocents des premiers rangs ont attribué son incapacité à chanter à cette nouvelle paire de dents trop grandes. pas ingrat, le public tente de réconforter noel en chantant avec lui "Wonderwall". bon prince, noel leur envoie "si vous ne fermez pas votre gueule, j'arrête de jouer". charmant.
après dix ans d'aveuglement, les fans anglais se réveillent enfin et huent le groupe qui doit quitter la scène. en partant, noel lance ce qui restera comme le parfait paraphe à la carrière du groupe: "à tous les enculés qui ont chanté pendant wonderwall, j'espère que vous allez mourir d'hypothermie".

posted by lsdb | 8:22 AM


Sunday, December 08, 2002  

TO BLOG OR NOT TO BLOG

ah! l'impitoyable dictature du blog! on commence par écrire tous les jours, puis la discipline s'érode, on tombe dans l'hebdomadaire, puis on se retrouve un jour devant l'écran vide, avec peu ou rien à dire. ce n'est pas tant qu'il n'y a rien à dire. c'est plutôt que la familiarité avec le blog s'effile: pareil à des retrouvailles avec un ami perdu, on peine à trouver des mots légers, des mots tout court, une vie entière à raconter, que finalement on se tait dans un silence embarrassé.

contrairement au monologue intérieur, le blog s'efforce d'être cohérent, d'éviter les redondances. comprenez: l'évocation d'un seul lieu, un mot, fait défiler devant mes yeux des centaines de souvenirs, y compris le souvenir même d'évocations passées et des discours intérieurs qu'elles ont provoqué. pour vous, le lieu n'évoque rien, et le mot provoque des associations différentes, auxquelles vous êtes très probablement indifférents.
tout le travail du blog est d'expliquer, de reformuler, recréer pour d'autres une expérience défunte. le blog constitue de la sorte un équivalent d'exercices abdominaux. sans lui, on s'amollit, s'assoupit, on sombre dans une douce apathie/aphasie, un monde circulaire réduit à quelques mots, qui suffisent à provoquer une sensation passablement proche de l'expérience même. lovés sur un canapé, plus besoin d'expliquer, on sollicite un même mot à l'infini, comme ces petits rats blancs dans leur cage de labo ne bougeant plus que pour déclencher leur perfusion de coca. pourquoi partager dans la douleur et l'effort quand on peut avec trois mots compris par nous seuls récréer le délice?
le blog est-il un effort chrétien et humaniste, poussant son auteur à partager coûte que coûte? la mystique du partage fait en effet que l'on est plus heureux de donner que de recevoir, et que contrairement à la logique mathématique, plus le partage est grand, plus les récompenses individuelles sont importantes.
ou bien le blog n'est-il qu'un exercice de conquête de notre ego, qui cherche à se greffer dans la conscience des lecteurs, agrandissant ainsi son empire spatial et temporel?

beaucoup sont fascinés par le phénomène des blogs et leurs promesses de vie éternelle. certains vont jusqu'à construire leur première page. peu durent. parce que tenir un blog, c'est chiant, ça prend du temps, requiert une discipline de fer, et vous force à puiser des trésors d'imagination quand vous avez la tête vide. ce qui pousse les bloggeurs à écrire jour après jour relève de la pathologie: un penchant contre nature pour le travail d'écriture, un besoin de communiquer par des moyens trop sophistiqués, la croyance que la pensée exprimée a une vie indépendante libérée du joug de son auteur, et la conviction que nul autre exercice n'apporte le salut.

j'avais pensé limiter mon entrée d'aujourd'hui à un poème résumant la pensée circulaire à laquelle j'allais me résoudre. puis j'ai fait l'effort d'écrire. je me servirai donc du poème comme conclusion:

le moyen d'en finir

dans l’œil du roi il y avait un timbre-poste
et dans l’œil du roi figurant sur le timbre-poste
il y avait encore un roi qui avait un œil
dans lequel il y avait un timbre-poste
avec ou sans roi
avec ou sans œil
mort au roi
à bas le timbre-poste
vive l’œil.

E.L.T. Mesens



posted by lsdb | 7:46 AM
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